Soyons honnêtes, mes premiers jours au Japon ont été relativement angoissant :

 

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« Sacrebleu, mais qu’est-ce que j’fais ici moi ? Qu’est-ce que j’vais manger ? J’comprends rien de c’qui raconte celui-là ! Eh m*rde, suis paumée ! Quelle heure-est-il ? Ca fait combien en euro ? ». Avec la fatigue due au voyage et au décalage horaire, il arrive que l’on se mette à psychoter et à s’imaginer des galères ou des plans qui n’ont pas lieu d’être, en particulier pour ceux qui, comme moi, partent en solitaire pour la première fois : « Si ça s’trouve, j’suis la seule habitante de la Share House o.O ! Si j’mange ça, j’vais ptètre me transformer en Pokémon … Et si j’meurs écrasée par un vélo ?! Ca s’trouve, la Banque voudra pas de moi parce que j’suis pas japonaise °o° ! ».

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Mon conseil : faire un câlin à votre oreiller et dès que vous avez un peu d’énergie, partir à la découverte de la ville. Ca vous change les idées et vous donne confiance en vous ! Si vous débarquez pour la première fois au Japon, vous allez expérimenter tout un nouveau panel sensoriel : la cuisine à une odeur complètement différente de celle d’Europe, on utilise ici des épices et ingrédients relativement rare de par chez nous. Lorsque vous vous baladez dans les rues l’odeur en provenance des magasins à tendances à vous perturber (non ça ne put pas, c’est juste des odeurs auxquelles nous n'sommes pas habitués !). Après deux ou trois hésitation, vous tenterez le coup et vous installerez dans un de ces restos pour tester la cuisine locale : certains choisiront leur plats à l’aide de la carte ou des reproductions en vitrine et les plus aventuriers montreront un mot au hasard au serveur BAWAHA ! J’comprends aucun des kanjis de ce plat-là ! Aller, on prend ça !

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Vous vous retrouverez aussi happés par les sons de la ville : sirènes de pompiers et de polices, annonces et musiques d’ambiances via les haut-parleurs de certains quartiers mais aussi du métro, folie acoustique dans les quartiers cernés d’écrans géants (Shibuya/Shinjuku/Ropponggi) et bien entendu, l’omniprésence de la langue japonaise !

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Si l’on est un brin débrouillard, on s’adapte rapidement au changement ! Je suis extrêmement fière de Moi-Même pour avoir su me débrouiller TOUTE SEULE sans l’aide de personne pour tout ce qui concerne l’ouverture du compte en banque, l’inscription à la Mairie/au Consulat ou encore avoir obtenue un téléphone et un forfait adapté à mes besoins et à mon séjour ! C’était pas gagné mais j’ai pris mon temps pour bien déblayer les différents terrains avant de me lancer dans chacune de ces procédures ! Je pense qu’un bon mois est nécessaire pour mettre à jour tous ces dossiers alors prenez garde lorsque vous vous engagez dedans (la banque met une semaine à vous envoyer vos codes par courrier postal, le consulat utilise aussi la poste pour vous envoyer votre carte consulaire au bout de 20jours).

En seulement un mois j’en ai déjà pris pleins les mirettes, l’estomac et les pieds ! Je vais de découvertes en découvertes pour mon plus grand plaisir : Tôkyô est une ville immense qui condense sous plusieurs formes différents aspects de la culture japonaise. Toujours étonnant de se balader dans un quartier à la pointe de la modernité et de tomber soudain sur un vieux temple en bois ! Pour ce qui est de la nourriture, même si pas mal de choses ont un aspect et une odeur bizarre, n’hésitez pas à tester ! Vous risqueriez de passer à côté de quelque chose d’excellent le poulpe mariné et l’anko <3

 

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Des dizaines de rencontres incroyables qui m’ont fait voyager à travers le Monde avec seulement quelques mots et récits d’aventures ! Une communauté étrangère avide de découverte et des français bien plus présents sur la Capitale que je n’me l’imaginais !

En ce qui concerne mes rencontres avec les japonais, j’ai pu nouer de véritables amitiés avec mes trois colocataires Shun, Moe et Saori ! Je démens ici-même la rumeur qui veut qu’ « aucune amitié n’est possible entre des Gaijins (étrangers) et des japonais » ! Vous pouvez parfois rencontrer des japonais timides au premier abord, mais si vous faite un effort pour comprendre et vous faire comprendre, que vous vous montrez souriant et intéressé, ils oublieront bien vite leur timidité et vous inviterons à des fêtes, visites et seront toujours ravis de vous apporter l’aide nécessaire pour que vous puissiez vous adapter à leur pays !

 

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Je n’en parle pas vraiment dans mon journal de bord mais une bonne quinzaine de japonais lambdas ont engagé la conversation avec moi lors de mes visites solitaires à travers Tôkyô : de la petite Mamie m’aidant à obtenir mes premiers billets de train au chauffeur de bus en passant par le trompettiste de la parade du Bakeneko. Souvent, ils commencent par un « Hello » timide suivit d’un « Where do you come from ? ». Au moment où je leur réponds en japonais « De France ! Je suis arrivé à la mi-Septembre » leurs yeux s’agrandissent d’étonnement « Mais vous parlez très bien japonais jeune fille ! » et pétillent à l’énoncé de ma nationalité « Aaah, la France ! C’est un pays extraordinaire ! ». C’est un vrai bonheur de pouvoir communiquer aussi simplement !

La seule tranche d’âge véritablement difficile d’accès est celle des 40-50ans ! Il m’est arrivé deux ou trois fois de demander mon chemin à ce type de personne dans un japonais parfait et que l’on me réponde « No English ! » … Mec, j’viens d’te parler en Jap’ là … et j’suis sûr que ma phrase était CORRECTE !  Ils sont facile à repérer : ils nient votre existence quand vous les croisez dans la rue, changent de trottoir s’ils vous voient approcher au loin, poussent des soupirs exaspérés si vous vous faites face dans un rayon de Supermarché, froncent souvent les sourcils et ne lâchent jamais leur cravates !

Méfiez-vous !

Heureusement, c’est une catégorie relativement minoritaire =D

 

 ¥ BUDGET DU PREMIER MOIS* ¥ 

L’ensemble de mon premier mois s’est déroulé à Tôkyô, vous avez ainsi un aperçu du coût de la vie dans la Capitale. Sachez cependant que généralement, je cuisine moi-même, ce qui me revient moins cher que d’aller manger dans les différents restos’ de Tôkyô (ou les prix relativement bas vous font de l’œil !). Hormis les fruits et les légumes, la nourriture n'est pas vraiment chère. Le point réellement ennuyant est que beaucoup de choses sont vendues à l'unité : pas de pack de 6 bouteilles d'eau ou de vente au kilos.

Notez que je ne comptabilise pas le coût de mon téléphone et de mon forfait car l’argent est prélevé sur mon compte français (51€/mois) et n’entre pas dans mon budget quotidien japonais ! J’ai pas mal dépensé en cadeaux et colis pour la France dès le premier mois car je savais qu’une fois en Road Trip, ce serait surement beaucoup plus compliqué de s’en occuper !

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Logement (Share House) :  ¥57000

Courses (nourriture, anti-moustique etc …) :  ¥19000

Transport (train, bus) : ¥14000

Loisirs (Izakaya, resto’, visites, parcs etc …) : ¥21500

Cadeaux (cartes postales, colis, timbres etc …) : ¥9600

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TOTAL : ¥121100 => 890€ !

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Voilà pour le bilan de ce premier mois au Pays du Soleil Levant !

 

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*Ne faites pas de mon budget une généralité ! Chaque personne organise sa vie différemment : certains privilégient la Night Life tandis que d’autres préfères les sorties culturelles. Vous pouvez aussi restez enfermé chez vous à regarder des animes, mais ça, c’est vraiment dommage !