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Dire qu’il y a deux mois j’me plaignais de la chaleur étouffante qui régnait dans c’pays … j’ai du mal à décider qui, de l’été ou de l’hiver, est la pire période à passer au Japon. Le point commun entre les deux est qu’ils sont difficiles à supporter à cause d’une chose : l’isolation infiniment merdique de toutes les baraques japonaise !

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En pleine COP21, ça m’fait mal de devoir déclencher tout au long de la journée les clims de la Share House pour conserver une température vivable ! Ajoutez à cela que les clims assèchent l’air des pièces et vous vous retrouvez avec un mal de gorge permanant …

Heureusement, Scarlette est là pour me réchauffer ! Je pédale quotidiennement au moins 4 km avec elle ! Entre la découverte de mon quartier, mes courses, mes visites, mes rencontres et mes entretiens aux quatre coins de Kyôto, cette bicyclette est devenue ma meilleure amie !

Etant donné que la nuit tombe très tôt (16h30), je passe la moitié de mon temps à pédaler de nuit ! Parcourir la ville de nuit est vraiment très agréable si l’on connait les rues animées : quelques illuminations de Nl mais vraiment pas au niveau de celles de France ! Aaah … Enghein me manque …, des odeurs délicieuses qui attrapent vos narines et manquent de vous faire écraser la petite écolière qui surgie soudain comme une dératée du coin de la rue et des tas de japonaises en Kimono traditionnels vas-y elle avance pas celle-là avec ses tongs en bois ! BOUGES ET LAISSES-MOI PASSER !

 

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Seul petit bémol si l’on parcourt Kyôto à vélo : LES TROTTOIRS ROSES ! Situés dans les zones ULTRAS touristiques (quartier de Gion, du Kiyomizu-dera, du Yasaka-jinja …), ces trottoirs roses signifient qu’il est interdit de circuler à vélo car au Japon, les vélos roulent sur les trottoirs … Du coup, obligée de démonter et de pousser le vélo … Bon … j’ai mis un petit peu de temps à percuter cette interdiction … pendant 4 jours j’ai pédalé sans soucis en faisant tinter ma sonnette pour  signifier « PLAAAAAACE !!! » et puis un jour, à un feu rouge, une Mamie aux sourcils froncés m’a désigné le sol rose ou un logo « NO BYCICLE » était inscrit.

Et zut …

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Niveau visites, je tente de les organiser de façon à pouvoir profiter encore un peu de la saison des Kôyô ! Au programme Kinkaku-ji (Pavillon d’Or) ainsi que deux autres temples moins célèbres dans les alentours mais aux jardins tout aussi magnifiques : le Ninna-ji avec sa résidence japonaise typique de l’ère Heian ainsi que le Ryôan-ji et son jardin sec.

Je suis aussi passée par le Fushimi-inari-taisha : ce lieu est très célèbre pour ces 10.000 torii qui s’alignent les uns derrières les autres sur des kilomètres ! Une très belle balade de deux heures plus tu avances moins il y a d’monde ! Les ¾ des visiteurs décèdent essoufflés au bout des 10 premières minutes ! que j’ai faite en compagnie de Christophe, un français rencontré via les demandes de compagnies sur le site Kanpai.fr !

 

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Après avoir crapahuté sous les torii toute la matinée, nous avons écumés de fond en comble la grande gare de Kyôto ! Une sacrée bâtisse à voir : en plus d’avoir été récemment rénovée dans un style assez contemporain, la gare s’étale sur plus de trois étages avec une multitude de boutiques. Là-bas, j’ai enseigné à ce cher Christophe ma technique dite de « la pique-assiette » ! Comme expliqué précédemment dans mes journaux de bord, dans les villes touristiques, chaque magasin d’Omiyage (souvenirs) met toujours à disposition des clients plusieurs petites boites pour tester les spécialités régionales. A nos deux, y’a eu une sacrée descente de ces ptites boites dans les 20-25 échoppes ou nous nous sommes passés le plus grand coup ayant été porté à l’échoppe « Saison de Setsuko » qui a eu le malheur de nous servir 4 sortes de CHOCOLATS différents …

La communauté française de Kyôto est beaucoup moins importante et moins organisée que celle de Tôkyô ! Pas facile donc de nouer des contacts avec quelques compatriotes. Pour remédier à cela, j’ai envoyé des demandes de rencontres sur quelques sites de voyageurs (PVTistes.net, Kanpai.fr. et expat.com). En fouillant un peu sur le net, je suis aussi tombée sur les réunions de l’Amical des Français de Kyôto ouais, le nom est un peu rétro … se déroulant chaque mercredi dans une brasserie française. Notez qu’il est toujours important d’établir des contacts avec les autres français installés depuis longtemps dans la zone ou vous débarquez (boulot, bonnes adresses, relations, aide en cas de galères), c’est pourquoi j’y ai fait un tour après 40 minutes de vélo ! Pas grand monde mais quelques rencontres sympathiques dans un bar à l'ambiance parisienne.

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Il faut dire qu’avec la Share House quasiment vide la première moitié de cette semaine, j’ai eu besoin de voir du monde pour ne pas tomber dans la déprime ! Heureusement, la maison commence doucement à se remplir : une allemande ainsi qu’une japonaise qui a débarquée avec toute sa maison nous ont rejoint récemment et il est prévu qu’un Australien ainsi qu’une nouvelle japonaise débarquent d’ici deux semaines. J’ai déjà bien sympathisé avec l’allemande, Patricia, qui, en plus d’amener une nouvelle amie à ma Scarlette Vanessa rejoint le garage de la Share House !, est toujours partante lorsqu’il s’agit de mettre un peu d’animation dans notre nouvelle maison ! En joignant nos forces, nous avons entamé une re-décoration de la maison en mode Nl ! C’est fou comme quelques guirlandes peuvent égayer une pièce !

 

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Niveau Night Life à Kyôto, il faut se rendre dans la zone de Kawaramachi pour espérer pouvoir bouger un peu son popotin et gigoter sur un air entrainant ! C'est là bas que se concentre la plus grande partie des boites de nuits, bars etc ... Il y a donc un monde fou à partir de 19h ! On se croirait presque à Shibuya !

C'est avec Laure (rencontrée via Kanpai.fr) que je m'suis lancée dans la visite de cette zone après avoir galéré pendant 1/4 d'heure à trouver un endroit ou garer Scarlette parce qu'à Kyôto, si ton vélo est mal garé, la fourrière vient le kidnapper ! Avec des parking à vélos aussi présents que des cheveux sur la tête d'un bonze, c'est vachement pratique ... 

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Ayant décidé de commencer la partie « Working » de mon Visa Vacance-Travail, je me suis plongée dans la recherches d’emplois de diverses manières : en cherchant sur internet (sites français, anglais et japonais), en feuilletant le fascicule de petits boulots de ma colloc’ de chambre Mizuo, en m’arrêtant de pédaler dès que je voyais un papier « recherche de staff » sur la devanture d’une boulangerie/pâtisserie/resto’, mais aussi en papotant avec les français que j’ai pu rencontrer cette semaine.

 

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Je pense consacrer un article à la recherche d’emplois au Japon car les systèmes de recrutement et d’obtention d’entretiens sont très différents les uns des autres selon que vous postulez à : un temps-partiel, un plein-temps/ via un organisme français, japonais, anglais/ au sein d’une entreprise locale ou régionale caaaaaaaaaaaasse-tête !

Pour faire court, sachez que j’ai déjà obtenu quelques résultats : un entretien pour travailler dans un restaurant français, à la fois grâce à une annonce d’emplois sur expat.com mais aussi après avoir croisé le patron lors de la rencontre de l’Amical des Français de Kyôto ! Normalement, j’ai un jour d’essai la semaine prochaine dans le-dit resto’ avant de parler contrat =D

J’ai par ailleurs envoyé une candidature spontanée au Lycée Français de Kyôto pour postuler à un job d’animatrice/encadrant et, même s’ils m’ont répondu que leurs équipes étaient pour l’heure complètes, ils sont intéressés par mon profil et ma motivation. J’ai donc rendez-vous la semaine prochaine pour un autre entretient !

Même si travailler est une expérience importante pour moi dans le cadre de ce voyage, je ne recherche que des temps partiels afin de pouvoir continuer à visiter et expérimenter un maximum de choses de la culture japonaise ! Plusieurs de mes connaissances utilisent leur visa Vacances-Travail afin de trouver un emploi stable au Japon dans l’espoir d’enchainer sur un Visa de Travail et pouvoir ainsi s’installer définitivement au Japon.

Ce n’est pas mon cas. Etant encore en couches culottes et remplies de projets de voyages, découvertes et rencontres à la fois au Japon mais aussi dans d’autres parties du Monde, je profite de l’instant présent en me laissant vivre au fil du hasard ! 

 

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