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La pâte de riz. Un élément très important dans pas mal de préparation japonaise. Pas de beurre, uniquement de l’eau et de la farine de riz. Quoi de plus light ? « Sautons dessus et mangeons-en autant que l’on veut ! » m’étais-je dis lors de mon arrivée à Kyôto, ville dont la spécialité, le Yatsuhashi, se compose essentiellement de pâte de riz. Petite douceur à l’aspect bien innocent, parfumée au macha, choco-banane, fraise-lait, sésame noir, yuzu et j’en passe ! Dégustations gratuites dans toutes les rues commerçantes de Kyôto auxquelles vous ne pouvez pas résister après des heures à marcher à travers les temples, les érables et les parcs de la ville. Oui mais voilà : la pâte de riz est un aliment vicieux … Lorsque vous l’ingurgitez, vous en appréciez (ou pas !) le goût et la texture et en redemandez direct ! Seulement, une fois dans vot’ bide, la pâte de riz se met à gonfler dans les deux heures qui suivent sont ingestion… Et ça, c’est vraiment pas cool surtout quand t’as mangé une quinzaine de yatsuhashi en une après-midi et que ton diner se compose d’une assiette de Gyoza, raviolis fait à partir de pâte de riz

Résultat : indigestion pendant deux jours X(

Faiblesse occidentale face au riz …

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Il faut dire que la zone que j’ai écumé cette semaine est probablement celle ou la concentration de boutiques d’Omiyage (souvenirs) et donc de nourriture, est la plus importante ! Arashiyama (« la Montagne Tempétueuse ») est situé dans la partie la plus à l’ouest de Kyôto. Ce lieu attire tous les touristes grâce à sa forêt de bambous si vous y allez aux premières heures du jour, vous aurez droit à une balade mystique en solitaire à travers des milliers de bambous s’élevant sur plusieurs mètres, sa dizaine de temples dans un rayon de 5km, ses parcs ainsi que le panorama qu’il offre sur la ville si vous vous décidez à prendre un peu de hauteur !

 

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Par contre, préparez l’porte-monnaie ! En deux semaines de visites à Kyôto, j’ai déjà dépensé plus qu’en un mois à Tôkyô bon certes, là bas y'avait moins de temples ... mais les visites n'étaient pas si chères ! ! Faut sacrément raquer dès qu’il s’agit de visiter le moindre temple figurant dans une zone touristique ! Pas moins de 500 yens l’entrée pour voir un endroit souvent bondé, se faire bousculer par une horde de chinois mal élevés VENGEANCE ! *écrase le pied du gueux qui a osé me bousculer pendant que je méditais face à l’étang du Tenryû-ji*, que l’on te demande tous les trois mètres « Scuze-me ? Picture please ? » T’AS QU’A T’ACHETER UNE PERCHE A SELFIE OU METTRE LE RETARDATEUR, PIGNOUF ! pour finalement tomber sur un bonhomme du staff qui te demande de faire demi-tour parce que « cette zone est en restauration ».

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Du coup, après deux-trois prises de tête dans ces temples TROP populaires, je me suis exilé en entamant l’ascension de la Montagne des Singes d’Arashiyama ainsi que du gigantesque parc jouxtant la zone des temples. Et là, j’étais peinarde ! hormis quelques macaques qui m’ont jeté des regards belliqueux dont la signification semblait être « Nourris-moi, HUMAIN ! »

Malgré des jours pluvieux, quelques douleurs stomacales et difficultés pour traverser une foule armée d’appareils photos, je tente de poursuivre un certain programme de visites avant que mon emploi du temps ne soit alourdit par des heures de boulot. Le restaurant français m’a finalement fixé un jour d’essai en début de semaine prochaine et le lycée de Kyôto souhaite me confier les TAP de Théâtre et d’Arts Plastiques en Janvier ! L’école a par ailleurs transmis mon CV à l’organisme Kyotographie en charge des festivals photographiques de la ville. Va falloir faire des choix entre toutes ces propositions =D

 

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En ce qui concerne la collocation, c’est devenu beaucoup plus sympa ces derniers jours : maintenant que nous sommes cinq nanas à occuper deux étages sur trois de la maison, celle-ci ressemble beaucoup moins à un frigo ! Les trois japonaises ont apportés avec leurs bagages quelques ptites babioles qui illuminent notre quotidien !

« Oh ! Un mini-sapin de Noël ! Ca c’est une bonne idée Kumiko-chan ! »

« Oui, il était tout seul au fond du garage de chez mes parents ! Tiens regardes, j’ai aussi rapporté un plat à Nabe ! On s’fait une bouffe ? »

« GRAAAAVE !! »

On s’est donc fait une soirée Nabe à quatre, en incluant notre futur colloc’ australien qui passait par là pour visiter la maison. Nos soirées restent très tranquilles pour le moment : on apprend doucement à se connaitre les unes les autres « alors toi aussi t’as une bicyclette ? C’est quoi son ptit nom =D ? », à s’organiser pour la vie quotidienne de la maison « Chloé-chan, la porte de la salle de bain n’ferme plus ! On fait comment pour savoir si y’a quelqu’un dedans ? » « Bah, la personne sous la douche chante pour signaler sa présence ! » « … ah ouais, pas con ! » ou encore à partager nos cultures « C’est gentil de vouloir me faire goûter Shio-chan, mais de l’anguille à 8h du mat’, c’est juste impossible pour la française que je suis … ».

C’est quand même bien plus sympa de rentrer dans une maison chauffée après une longue journée de visite, d’être accueillie par un « Okaeri » (« bon retour ! »), des visages souriants et de bonnes odeurs de cuisine ! On se retrouve souvent dans le salon-cuisine autour de nos ordis, nos repas ou d’un film voir « Maman j’ai raté l’avion » en japonais est quand même une expérience sacrément étrange …

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Normalement, l’organisme de la Share House avait prévu de nous envahir Samedi pour inaugurer en grandes pompes la « Première Share House de Borderless House à Kyôto » mais suite au décès d’un locataire dans l’une de leurs maisons à Tôkyô, z’ont tout annulé ! En bonne hôtesse qui se respecte, j’avais prévu de les accueillir avec une fournée de petits pains d’épices après avoir découvert avec stupéfaction que le micro-onde de la maison faisait aussi « four » ! On n’arrête pas l’progrès ! Je vais enfin pouvoir cuisiner ToT. Les filles ont été ravies de ne pas avoir à partager =D

Pour le moment, toutes nos conversations se font en japonais ! Patricia (l’allemande) et moi avons toutes les deux un bon niveau qui nous permet de dialoguer de façon très fluide avec les trois autres japonaises. Mais l’anglais et le français vont bientôt résonner dans la maison avec l’arrivée prochaine d’un australien, d’un belge et d’une nouvelle française mais j’sais pas pour quand !

 

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