Suite et Fin de l'article Night Life au Japon

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Les Boites de Nuit

 

Aaaah, les boites de nuit japonaise … QUELLE BLAGUE !

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En tant que française, les boites de nuit ont toujours eu cette image pour moi 1) des relous déchirés, 2) impossible de danser, 3) odeurs de transpi depuis l’interdiction de la cigarette à l’intérieur, 4) « fais gaffe à ton verre ma fille ! Ne le lâche jamais des yeux », 5)  venir accompagner d’un pote qui serve de bouclier en cas d’emmerdeur, 6) des bastons entre mecs bourrés, etc …

En regardant cette description, aller en boite en France s’apparente parfois à partir sur le champ de bataille … C’est pourquoi c’est un véritable choc lorsque l’on débarque dans leurs homologues japonaises.

 

PARTY BOITE 2Tout d’abord, il faut savoir que, comme pour les bars, une image de « mauvaise fréquentation » est intrinsèquement liée aux personnes se rendant dans ces établissements (encore une fois, sauf à Tôkyô et Osaka). Cependant, une partie de la jeunesse japonaise ivre de liberté ne craignent pas de rencontrer leurs géniteurs dans les boites de nuit aux bandes sonores assourdissantes à mort la K-Pop et aux lumières psycadéliques, ose de plus en plus s’aventurer dans ces lieux !

Les boites de nuit sont aussi réputées pour attirer une clientèle Occidentale, habituée par leur culture à venir s’amuser et se déhancher sur la piste. Beaucoup de jeunes japonais(e)s viennent ainsi dans l’espoir de rencontrer des Gaijins et, l’alcool aidant, communiquer avec eux pour « pratiquer » leurs langues étrangères attention aux Gaijins hunters et aux Hystériques !

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Vous trouvez ainsi deux groupes bien distincts dans les boites de nuit : 1) les Poufs&Dragueurs du Dimanche, 2) les jeunes filles de bonnes familles & les mecs timides qui, à cause d’un verre de trop se sont retrouvés sans comprendre comment entre ces murs.

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Que ce soit avec l’un ou l’autre de ces groupes, vous allez bien rigoler ! Aucun d’entre eux ne sait danser ! Seul le « gigotement » est de mise dans les boites de nuit japonaises ! C’est pourquoi, dès que VOUS, Gaijin, commencez à danser avec passion sur un air des DaftPunk, Maroon 5 etc … une sorte d’espace vide se crée dans un premier temps autour de vous ou tout le monde vous admire puis, si vous êtes une fille, des guignols osent quelques fois avec beaucoup d’appréhension vous approcher pour « danser » avec vous !

Autant dire qu’un japonais qui danse perd tout charme et crédibilité …

 

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Un conseil : si vous allez en boites, n’espérez pas faire des rencontres exceptionnelles avec des japonais ! Souvent trop ivres et perdant toute leur prestance au moindre pas de danse, vous avez peu de chance de vous faire de nouveaux amis bridés là-bas. La clientèle étrangère est généralement bien plus attirante !

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Les Soirées Privées (non-testées)

 

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A vous qui avez entendu parler de ces soirées japonaises complètement « What The Fuck ? » ou la majorité des invité se baladent en maillots de bain/sous-vêtements/body en cuir … avec des visages sur-maquillés et ou l’alcool coule à flots, sachez que oui, ces soirées existent. Mais qu’elles sont souvent difficiles à trouver !

Cela représente un peu la face « underground » de la Night Life des grandes villes n’espérez pas en trouver ça à Nakamiyori-onsen !. Les annonces de tels évènements se font rarement en grandes pompes : pour y participer, il faut souvent connaître quelqu’un, qui connait quelqu’un qui a été mis au courant de l’évènement. Autrement dit, les invitations se font par bouches à oreilles !

Pour plus d'infos, je vous invite à lire l'article sur le sujet de Nihonkara

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Clubs d’hôtes/d’hôtesses (non-testés)

 

NOMIKAI 1

Le Japon est connu pour être l’un des pays ou la solitude est une maladie de la société moderne. A peine diplômés de l’université, les japonais se précipitent dans la recherche d’emplois (qui dure TOUJOURS au minimum une année après la remise des diplômes universitaire (Shushoku Katsudo). Système très, très mal fichu qui fait souvent plonger les jeunes japonais en depression). Une fois le premier emploi obtenu, les japonais travaillent comme des fous pour se hisser rapidement à une bonne place dans l’entreprise : ils enchaines les voyages d’affaires, les nomikai (soirées apéros) avec les chefs et collègues et mettent toute leur énergie dans les dossiers qu’on leur confie pour les rendre le plus tôt possible.

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Beaucoup s’habituent à ce rythme de travail éreintant qui ne permet aucune vie sociale et familiale en dehors du cercle même de l’entreprise. Arrive ainsi le stade critique des 30 ans : date limite dans l’idée japonaise pour se marier. Tous ceux qui ont ainsi mis toute leur énergie dans leur métier (cadres, médecin, conducteur de train/avion etc …) se retrouve ainsi avec beaucoup d’argent mais un vide social immense. Il est difficile pour les japonais d’espérer trouver un partenaire après leur trente ans car 1) ils n’ont aucune expérience de la séduction (n’ont fait que travailler), 2) sont et seront définitivement obnubilés par leur travail et n’ont donc pas grand-chose à partager …

 

PARTY HOST

C’est généralement aux alentours de leurs 35 ans que cette catégorie de japonais(e)s se met, en désespoir de cause et d’affection, à fréquenter les clubs d’hôtes et d’hôtesses. Ces lieux regroupent des hommes ou des femmes sélectionnés pour leur « beauté physique » et leur « caractère divertissant ». Le client choisi dans le Book de l’établissement la personne avec laquelle il souhaite passer la soirée SANS AUCUNE RELATION SEXUELLE fin' après, moyennant BEAUCOUP D'FRIC, ça peut toujours "s'arranger" à mon avis .... Dans les clubs d’hôtes, il ne s’agit normalement que de discussion et surtout, SURTOUT, de consommation d’alcool.

Les hôtes et hôtesses ont pour mission de faire consommer le plus d’alcool à leur client : à la fin du mois est désigné « le meilleur hôte ou la meilleure hôtesse », autrement dit ; celui qui a fait écouler le plus de bouteille à l’établissement (salaire de l'hôte ou l'hôtesse lié à son classement). Le Graal étant l’hôte/hôtesse réussissant à faire péter les bouteilles de champagnes tout bonnement hors de prix au Japon !

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Pour espérer pouvoir faire des bénéfices, ces clubs prélèvent une GROSSE part sur la vente de leur alcool. Afin de mieux faire consommer leurs clients, les hôtes et hôtesses débordent d’attention, de gentillesse et s’efforce de divertir au mieux des personnes socialement à la dérive. Ce sont des comédiens qui servent souvent de psychologues du Dimanche …

Il est possible de croiser parfois quelques jeunes japonais(e)s dans ces clubs mais ce sont généralement des « défis » entres ami(e)s.

 

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Soirée avec une Geiko/Maiko/Geisha (impossible à tester)

 

PARTY GEISHA

Passer une soirée en compagnie d’une véritable Geisha (ou Geiko, comme on dit à Kyôto) relève quasiment de l’impossible pour le non-japonais ! C’est déjà très difficile pour un natif car il faut remplir bon nombre de conditions contraignantes ; la principale étant la suivante :

=> Connaître quelqu’un fréquentant DEJA les soirées de Geisha et vous servira de « Parrain ». En vous introduisant auprès de la maison dans laquelle il a ses habitudes, il doit se porter garant de votre bonne conduite et surtout de votre porte-monnaie TRES BIEN REMPLI.

Que ceux qui imaginent que les Geisha sont des prostituées de luxe japonaise s’enlèvent tout de suite cette idée de la tête ! Elles ont la charge de divertir leurs clients grâce à leur pratique des arts traditionnels japonais : jouer de la musique (Koto, shamisen …), chanter ou réciter des poèmes, danser avec des accessoires (éventails, masques …) etc … Lors du repas, elles s’assurent que les verres de leurs clients soient toujours rempli et elles entretiennent le rythme de la soirée par leur grande pratique de l’art de la conversation.

 

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