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Dire qu’en embarquant dans l’avion au départ d’Haneda je pensais mes aventures terminées … J’étais loin d’me douter que le voyage retour se transformerait en un véritable périple pour rentrer chez soi !

Décollage à 8h35 de l’aéroport dans le vol Air China CA184 en direction de Pékin et au revoir ému au Japon bon, pas longtemps parce qu’avec la couche nuageuse du jour, j’ai vite plus rien aperçu du tout …. Etant encore crevée des préparatifs liés au mariage, j’ai rapidement piqué du nez et somnolé contre le hublot de l’avion.

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Les trois premières heures du voyage sont donc passées en un éclair et la Capitale Chinoise n’était plus qu’à une petite heure de vol ! Seulement voilà : à trente minutes de l’arrivée, le commandant de bord nous annonce « qu’en raison d’une tempête, il nous est impossible d’atterrir. Nous allons donc patienter et attendre les nouvelles à l’aéroport de Qingdao ».

Bon … okay, ma correspondance pour la France n’est que dans trois heures donc c’est encore jouable. Sauf que en jetant un œil sur la carte de vol, notre avion semble s’éloigner, s’éloigner et s’éloigner de Pékin … Pendant l’atterrissage, j’étais persuadé que l’on allait se poser dans un champ.

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Rien.

Nulle part …

… et plus de trois heures d’attente dans l’avion …

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Pas d’infos sur la situation, une tranche de pain distribuée pour nous faire patienter et un verre d’eau toute les demi-heures pour les plus chanceux. Heureusement que ma voisine était une petite Mémé Japonaise rigolote avec qui j’ai bien déliré à cracher sur « ces incapables de Chinois qui ne savent pas maitriser leur avions en pleine tempête alors que le neveu de mon amie travaillant à Air Japan se pose à Haneda en pleine Saison des typhons ! ».

Après s’être bien tourné les pouces dans l’vieux coucou ou l’on est resté bloqué, nous avons finalement pu repartir et nous poser à l’aéroport international de la Capitale « Banzai ! » « Ahaha ! Mademoiselle, voilà un drôle d’endroit pour crier Banzai mais Ô combien vrai ! »

Je savais que mon vol était déjà partit et que le suivant n’était que le lendemain. C’est donc avec résignation que je me suis dirigée vers la zone des douanes pour obtenir un permis de séjour de moins de 72 heures et là, Mme-de-l’accueil qui m’annonce « Vous allez devoir attendre deux jours. Le vol de demain pour Paris est plein, il faut prendre celui d’APRES-DEMAIN. Circulez, y’a du monde derrière-vous ! »

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U

O

I

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Passer DEUX JOURS en Chine ?! Alors que j’allais ENFIN rentrer en France ? Impossible !

« Bah allez demander au poste d’infos mais poussez-vous d’là, j’travaille moi ! »

Deux heures de recherche à travers l’immense aéroport mal foutu de Pékin les mecs, un seul ascenseur pour desservir le troisième étage c’est tout simplement stupide … en particulier avec les chariots à bagages …, avec un staff qui ne parle pas un mot d’anglais :

« Bonjour, pouvez-vous m’indiquer le poste d’information ou la zone d’échange des tickets internationaux ? »

« *regard dédaigneux, tourne la tête, se barre sans rien dire* »

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… la délivrance s’est finalement présenté en la personne de Makao, un japonois Japonais-Chinois quoi ! qui, me voyant paumé et insulter en japonais le staff de l’aéroport, m’a pris en pitié et aidé à m’organiser pour mes démarches de retour : obligée de faire la queue pendant quatre heures pour obtenir un papier manuscrit m’indiquant un horaire et un guichet ou je devais me présenter le lendemain pour espérer obtenir un ticket !

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Heureusement, en quatre heures et avec les passagers des cinquante vols annulés du jour, j’ai eu le temps de sympathiser avec pas mal de monde ! La compagnie nous a ensuite conduit par groupe de soixante jusqu’à des hôtels aux quatre coins de Pékin. Personnellement, je m’en suis assez bien sortit avec un beau complexe au milieu des bois bon, paumé et à trente minutes de l’aéroport mais sympa avec chambre spacieuse et lit sur lequel je me suis effondrée de toute ma masse de fatigue après un rapide passage sous la douche ce jour-là, le taux d’humidité et la chaleur était encore pire qu’au Japon !

Départ avec le premier bus en direction de l’aéroport le lendemain 6h du mat’, ça pique ! pour obtenir ce fichu billet de retour ! De nouveau queue, piétinement, communication par gestes et finalement, obtention du Graal à 9h45 !

JOIE !

Restait plus qu’à attendre le départ à 13h35 : direction la zone Duty-Free ou chaque personne, sans exception, à droit à une fouille au corps et l’obligation de vider entièrement son sac cabine pour que les grognasses Pékinoises hésitent à réquisitionner ta peluche de chat japonais pour être certaine que tu caches pas du shit dedans « Mais z’avez qu’a sentir bordel ! »

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Ensuite j’ai surtout dormi sur les sièges inconfortables de la zone Duty-Free avec des réveils paniqués en mode « L’avion n’est pas partit sans moi, hein ?! ». Même si une fois dans l’avion le pilote s’est éclaté pendant une heure à faire des vas-et-viens sur les pistes d’envol « Mais tu vas décoller connard ?! », on a finalement pris les airs en directions de la France et atterrit sans autres incidents notoires.

Ah si … un détail tout de même : ma valise. Compagne et maison portable durant ces neuf derniers mois a été ravagée. Mise dans un état pas possible : ouverte et retournée car il y avait à l’intérieur trois malheureux briquets et que ce pays composé de communistes complètements barrés a décidé que ça ne lui plaisait pas …

Moi qui n’aimait déjà pas beaucoup la Chine et les Chinois … là, j’veux plus en entendre parler pendant au moins six mois >.<

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